Mobilisation nationale contre ENEDIS

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Les collectivités locales comme les salariés d’Enedis doivent pouvoir compter sur une chose essentielle : la parole donnée.
À Neuilly-Plaisance, Enedis s’était engagé à remettre intégralement en état les chaussées après l’enfouissement d’un câble électrique destiné au chantier de la ligne 15 Est. Cet engagement n'est pas tenu, laissant à la Ville et aux Nocéens le coût des réparations. La commune refuse ce passage en force et demande simplement à Enedis d’assumer les engagements pris.
Partout en France, les communes travaillent avec Enedis pour permettre la réalisation de projets indispensables au service public. Cette relation doit reposer sur un dialogue loyal, le respect des territoires et la tenue des engagements.
Nous en profitons pour remercier chaleureusement les agents d’Enedis pour leur engagement remarquable sur le terrain, notamment à la suite des violents orages du 27 août. Leur disponibilité, leur professionnalisme et leur sens du service public ont une nouvelle fois été pleinement démontrés.
Ces agents méritent, eux aussi, d’être entendus et respectés dans la défense de leurs conditions de travail et de leurs garanties sociales.
Nous demandons à la direction d’Enedis :
COLLECTIVITÉS, HABITANTS, SALARIÉS : LA PAROLE DONNÉE DOIT ÊTRE TENUE.
Signez pour demander à Enedis de respecter ses engagements envers Neuilly-Plaisance, les territoires et ses agents.
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| Historique du contentieux de Neuilly-Plaisance |
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La Ville de Neuilly-Plaisance est favorable au Grand Paris Express et à l’arrivée de la ligne 15 à Val de Fontenay. Mais soutenir ce projet majeur ne signifie pas accepter qu’Enedis dégrade nos rues puis renie ses engagements.
Le 8 août 2025, la Ville apprend par un simple courriel l’existence d’un projet d’enfouissement d’un câble électrique de 20 000 volts destiné à alimenter un tunnelier. Le tracé prévoit l’ouverture de nombreuses voies communales, dont certaines récemment rénovées. Malgré l’ampleur du chantier, Enedis n’avait jusqu’alors jamais officiellement associé la commune à sa préparation.
La Ville refuse d’abord le projet. Après plusieurs échanges, Enedis affirme que le passage par Neuilly-Plaisance est le seul tracé techniquement et économiquement réalisable. Favorable à la ligne 15, la municipalité accepte alors de revoir sa position à trois conditions : modifier le tracé pour préserver les rues récemment refaites, décaler l’essentiel des travaux après les élections municipales et remettre intégralement en état les chaussées ouvertes.
Le 22 septembre 2025, deux représentants d’Enedis annoncent avoir obtenu l’accord de leur direction sur ces trois demandes, en présence de plusieurs responsables municipaux. Le tracé est modifié, le calendrier adapté et la Ville délivre ses autorisations.
Sans l’engagement d’Enedis de refaire intégralement les chaussées, ces travaux n’auraient pas été autorisés.
Le chantier commence le 9 mars 2026. Durant les réunions de suivi, la réfection totale des voies est régulièrement évoquée devant plusieurs témoins. Il est alors expliqué qu’elle interviendra après les essais du câble, afin d’éviter de rouvrir des chaussées fraîchement rénovées.
Mais en juillet 2026, alors que près de 90 % des travaux ont été réalisés grâce aux arrêtés municipaux, Enedis change brutalement de position. L’entreprise annonce qu’elle ne refera que la largeur de ses tranchées et prétend désormais n’avoir jamais pris d’autre engagement.
Les interlocuteurs ont changé de fonctions, mais la parole donnée au nom d’Enedis ne peut pas disparaître avec eux.
Pour justifier son refus, Enedis avance un coût de 900 000 euros. L’entreprise titulaire du marché de voirie de la Ville estime pourtant les réfections à environ 411 000 euros, avec une marge possible de 50 000 euros. La Société des grands projets participe aux discussions et pourrait contribuer au financement d’une solution. Mais il appartient d’abord à Enedis d’assumer sa responsabilité et de respecter sa parole.
Face à ce reniement, la Ville a saisi un cabinet d’avocats. Elle conteste les arrêtés préfectoraux de substitution et étudie toutes les voies permettant d’obtenir réparation, y compris pénales si les éléments recueillis le justifient.
Ce combat n’est pas dirigé contre les agents d’Enedis. Leur professionnalisme et leur engagement, notamment après les mini-tornades des 18 juin et 27 août, sont irréprochables. Ils ne sont pas responsables des décisions prises au-dessus d’eux.
Les agents d’Enedis sont à la hauteur du service public. Leur direction, elle, ne l’est pas.
Neuilly-Plaisance a accepté ces travaux dans l’intérêt du Grand Paris. Elle exige seulement que les engagements pris soient respectés.
Enedis a donné sa parole. Enedis doit maintenant la tenir.
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